|
L�autre jour, en revenant de la comm�moration du 26 MARS, je discute avec un vieux monsieur qui se trouve �tre le p�re d�un ami de Mostaganem qui fait des vers tellement compliqu�s, qu�il est oblig� de te mettre le mode d�emploi � la fin ! non je plaisante! que si c�est bien de lui ? le chapeau tu peux ben lui tirer ! D�o� t�y es toi ? qu�il me demande le huelo De Mascara ... C�est un mot magique ma parole ! tu vois tout de suite l �oeil qui s��gaye, les narines qui fr�missent et je crois bien que c�est la seule r�action spontan�e qui est commune aux Pieds Noirs et aux Patos. Toute de suite, c�est pas � la ville que les gens pensent, mais � ce nectar engendr� sur les pentes des B�ni-Chougrane et qui a rempli d�aise des millions de gosiers connaisseurs. Donc, apr�s la mimique r�v�latrice, la deuxi�me chose qui vient � l�esprit d�un Oranais, et � plus forte raison d�un Mostagan�mois, un voisin, c�est l��quipe de foot de l�avant garde de Mascara - l�A.G.S.M Pur�e ! l�A.G.S.M. - que des matchs terribles qu�on s�est pas fait !.. Je laisse vagabonder son esprit - lui revoit les jours des ann�es 30-39 : ROBERGEOT - SOLER - MARTINEZ.. moi ceux de 50-60 : JORRO - LAUER - RUEDA - EL GHOTNI - Le goal JORRO, une r�plique de YACHINE, et nous ,les gosses, on n��tait , pas peu fiers tu penses! C��tait notre moniteur d��ducation physique � l��cole primaire ALEXANDRE III et EL GHOTNI ! un m�lange de GIRESSE pour les dribbles, de PLATINI pour la pour la vista et BATTISTON pour les tirs de loin , � part que lui, c��tait pas un tous les deux ans qu�il mettait au fond, mais deux par semaines, que m�me un fois l�information elle a circul� que le s�lectionneur de l��quipe de France, il h�sitait entre KOPA et lui pour le N�10. Bon, j�arr�te la tchache pour t�expliquer MASCARA Par n�importe quelle route prise pour arriver dans la cit� de l��MIR Abdel-kader , ma premi�re battisse qui s�offre aux visiteurs, est une cave vinicole. Venant d�Oran, sur le versant sud, la cave LESCAR o� s�amorce une descente majestueuse bord�e de m�riers o� l�on s�approvisionnait pour l��levage des vers � soie. Si l�on prenait le temps de s�arrenter un instant au bord de la murette, on d�couvrait aussi loin que l��il pouvait voir, au premier plan, en contrebas, les fameux c�pes, vert tendre et �claircis au printemps, bruns et tendus vers le bas - � la fin de l��t�, faisant tache sur cette terre blanch�tre et caillouteuse. Au bas des cypr�s, des peupliers et un bois de pins C�est ST ANDRE de MASCARA, le lieu d��vasion des citadins, des premiers baisers, et malheureusement pour certains une fin de vie un peu triste avec l�Hospice voisin. A droite, � gauche, au loin, la plaine d�EGHRISS : bl�, ma�s vers TIZI et MAOUSSA, agrumes et arbres fruitiers vers PALIKAO. Reprenons la route, des pavillons coquets la bordent, � gauche en remontant la colline, le faubourg Suisse qui un jour d�Octobre 1938 a vu na�tre un charmant bambin - Plus bas en face du stade, � droite le quartier de la gare - la rue descend toujours, � droite avant la grande poste, une place , lieu consacr� par les passages des cirques ZERBINI et ANTONIO Une grande grille en fer forg� et un escalier monumental donne acc�s au jardin PASTEUR, comparable par sa configuration, aux Buttes Chaumont - � la diff�rence essentielle que le site est naturel. Sous les ombrages de l�all�e principale , des �nes sell�s promenaient lentement les petits. La rue pav�e remonte lentement vers le centre ville, � gauche BAB-ALI, mimi Casbah grouillante, color�e les jours de grands march�s, les odeurs, bien s�r, les mouches , l��tal de past�ques �normes me restent en m�moire. A droite, la rue d�ORAN, commer�ante avec ses merceries et �piceries mozabites - ensuite la place GAMBETTA, c�ur de la ville ceintur�e de palmiers g�ants - kiosque a au centre , o� l�harmonie municipale s�vissait avant l� heure de l�ap�ro - Les terrasses des caf�s couvraient la partie basse : tous les deux ans, ils organisaient en mini fesse rival du jazz - DIZZY GILLESPIE en personne, Claude LUTTER REWELIOTTY, Eau CAD ILL - ouais mon vieux, kif � ANTI-GBES. Au nord de la place, un jardin public avec fontaines, poissons rouges et massifs de fleurs faisant l�admiration de la population et la fiert� de mon p�re qui en �tait le ma�tre d��uvre en tant que chef jardinier de la commune. La mairie et les b�timents administratifs bordaient ce jardin. MASCARA c�est aussi la L�gion, omnipr�sente dans la ville - les d�fil�s patriotiques avaient de la gueule comme on dit... Apr�s la caserne, la rue de Mostaganem - au bout le cimeti�re - � gauche en surplomb, les villas des notables, treilles de roses et de bougainvill�es.
Quelques souvenirs qui restent toujours pr�sents,
le lyc�e de gar�ons, �norme b�tisse - Profs aux accents �tranges!
A propos des remparts, le seul souvenir de la
guerre 39-40 qui me reste en m�moire, � par l�absence de mon p�re,
prisonnier en Allemagne, c�est l�excitation m�l�e d�incertitude des
habitants des quartiers p�riph�riques qui bivouaquaient � l�int�rieur des
hauts murs, porte monumentale ferm�e, en Novembre 1942 lors de l�arriv�e des
Am�ricains - J�ai eu l� explication bien plus tard en apprenant la p�riode
de flottement qui a suivi de d�barquement en A.F.N. |